L’objet au théâtre : outil, personnage, symbole…quoi encore ? Afin de cerner l’objet, de le traquer, de le disséquer, d’en révéler l’infini pouvoir d’évocation, la Pire Espèce revient à Casteliers pour y tenir salon…ou plutôt laboratoire.
À partir d’une hypothèse sur le théâtre d’objets comme détonateur artistique, la compagnie offre une carte (presque) blanche à des créateurs de diverses disciplines — danse, arts visuels… théâtre ! — afin d’offrir une réflexion appliquée et polymorphe sur l’objet et labourer un peu plus le champ des possibles.
L’Anatomie de l’objet est un cabaret de courtes formes « dont le besoin se faisait généralement sentir ». – La Pire Espèce
La Pire Espèce, c’est une confrérie de joyeux démiurges, artisans de l’insolite et partisans de l’hybride. Son théâtre allie matériaux bruts et imagination débridée, foisonnement baroque et précision chirurgicale. Depuis dix ans, le collectif développe une écriture scénique originale pour et par les objets. Premier de ce volet de création, le spectacle Ubu sur la table, créé en 1998, aura été joué près de 700 fois en Amérique et en Europe. Ont suivi d’autres productions de théâtre d’objets : Persée, Roland (la vérité du vainqueur) et, récemment, Gestes impies présenté à Espace Libre en janvier 2010. La Pire Espèce souhaite poursuivre cette recherche au cours de la prochaine année en organisant une série de quatre cabarets nommée L’Anatomie de l’objet, traités no 1 à 4, présentés dans des lieux divers à Montréal et à Charleville-Mézières en France.
