Deux Pierres ça tient tout entier dans la paume d’une main ou dans une boîte à chaussures. C’est une poésie bricolée, un mélange imprévu d’objets, usés, exhumés des tiroirs oubliés, ceux que l’on ne se résout pas à jeter. Pinces à linges rouillées, bouts de ficelle enroulés, bois flotté, noyaux sculptés… peuplent l’imaginaire de Turak. Fasciné par la poésie de ces petits assemblages improbables et par la fatigue des objets, Michel Laubu façonne ici une galerie de portraits et crée un théâtre d’images, sorte de récit visuel des allées et venues d’anges et de pommes de terre ébouriffées.
En 1985, Michel Laubu pose les bases de son théâtre : un théâtre visuel, nourri d’objets détournés, de mythologies anciennes ou imaginaires et de langages aux accents multiples et inventés. Le Turak vient de naître, un théâtre d’objets, à la croisée du théâtre de marionnettes et du théâtre gestuel. L’approche artistique repose sur une renaissance de l’objet usé, passé imaginaire, mémoire et empreinte d’une civilisation inventée. C’est à partir de cette archéologie fictive que spectacles et expositions sont créés. Un théâtre poétique, onirique et populaire que l’on trimballera volontiers partout. Une forme «tout-terrain» accessible à tous, une écriture en strates, des lectures sur plusieurs niveaux et «à tous les étages».
Basé à Lyon, Le Turak présente régulièrement son travail en France à l’étranger, sur les cinq continents, lors de festivals (Porto, Turin, Riga, Helsinki…) ou de projets de coopération (Syrie, Russie, Indonésie, Islande…)

